Inondations

60 000 litres d’eau en une heure pour une surface de 10 ares

Soppe-le-Bas a été durement touché par le violent orage qui a frappé le sud du Haut-Rhin lundi 4 juin au soir et est resté concentré pendant plus d’une heure au-dessus de la commune. Les fortes précipitations qui se sont abattues sur le village ont causé des inondations rappelant douloureusement la crue de juin 2016, encore dans toutes les mémoires. Une demande de classement de la commune en état de catastrophe naturelle a été effectuée.

Des dégâts importants

Les dégâts, qui ne sont heureusement que matériels, sont très importants. Nombre d’habitants déjà touchés en 2016 ont encore vu leur cour, leur cave, voire leur habitation inondée, quand ce ne sont pas des murs qui ont cédé sous la pression de l’eau. On dénombre une quarantaine d’interventions déclarées chez les sapeurs-pompiers, sachant que certains habitants se sont débrouillés par eux-mêmes.

Des rues ont été couvertes de boue et de gravats ; la commune a mandaté une société pour en assurer le nettoyage. Les gendarmes sont intervenus pour bloquer l’accès à la commune, plusieurs véhicules étant restés bloqués dans 60 cm d’eau.

Inondations école maternelle

S’agissant des bâtiments publics, plusieurs infrastructures ont souffert, notamment l’école maternelle intercommunale, dont les salles de classe ont été rendues inutilisables. La chaufferie, installée dans le sous-sol, a été ensevelie sous les eaux ; deux cuves à fioul de 2500 litres ont été littéralement soulevées et arrachées, ce qui a entraîné une pollution au mazout dans la chaufferie et une odeur d’hydrocarbure dans les salles de classe. Le nettoyage a commencé dès le mardi 5 juin ; le traitement et le dépotage du fioul dans la chaufferie ont été réalisés par une société privée. Les élèves des classes bilingues ont été accueillis dans la salle communale, et ceux de la classe monolingue, dans une salle de la nouvelle école élémentaire Thomas-Pesquet. Cette dernière a été moins touchée ; elle a été nettoyée jusque tard dans la nuit, et l’accueil des enfants a pu être assuré presque normalement.

De l’eau s’est également infiltrée dans la salle communale, qui a pu être nettoyée dès lundi soir. La situation a également pu être rétablie très rapidement à la caserne des sapeurs-pompiers.

La chaufferie de l’ancienne école élémentaire s’est retrouvée sous un mètre d’eau, avec les conséquences que l’on imagine pour la chaudière. Quant au caveau sous l’ancienne mairie, qui avait été refait après les inondations de juin 2016, il a de nouveau été envahi par 1,20 mètre d’eau et de la boue. La plupart des équipements ont été détruits.

Une solidarité et une mobilisation exemplaires

La solidarité communale a joué. Des voisins sont venus proposer spontanément leur aide. Des agriculteurs ont mis à disposition leurs moyens hydrauliques et de déblaiement. Des acteurs de la vie locale du Haut-Soultzbach sont également venus prêter main-forte aux Soppois.

Les sapeurs-pompiers intercommunaux, qui ont une nouvelle fois fait la preuve de leur efficacité, ont reçu l’aide du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Haut-Rhin avec des moyens de pompage et d’écopage. Une cellule d’intervention chimique a traité dans l’urgence la pollution au mazout.

Dès le lendemain des événements, l’EPAGE Largue (successeur du SMARL) était à pied d’œuvre sur le Soultzbach pour constater l’entrave au bon écoulement des eaux. Le service Rivières et Barrages du Conseil départemental est intervenu, avec des moyens mécaniques, dans le lit du cours d’eau pour évacuer les embâcles sur plusieurs points.

Le SICTOM de la Zone sous-vosgienne a mis à disposition des bennes à déchets pour les sinistrés.

Les enseignants se sont mobilisés pour accueillir les enfants scolarisés dans de bonnes conditions.

La municipalité adresse ses plus vifs remerciements à tous ceux qui se sont mobilisés pour faire face à la situation.

L’heure du bilan

Diverses mesures avaient été engagées après les inondations de juin 2016 (voir notamment le dossier spécial inondations publié dans l’édition d’hiver 2016 du Flash 313 disponible à l’adresse www.soppe-le-bas.fr/bulletin). Comme cela a déjà été évoqué, la problématique dépasse largement notre commune : elle est celle de tout un bassin et doit donc être examinée et réglée à plus grande échelle.

En déplacement à l’étranger au moment des inondations du 4 juin, Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental, a tenu à être présente à nos côtés dès son retour pour nous assurer de son soutien. Elle est venue se rendre compte de la problématique sur le terrain le jeudi 7 juin, accompagnée de Rémy With, 1er vice-président du Conseil départemental, de Fabienne Orlandi, conseillère départementale du canton de Masevaux, d’Alain Cornier, directeur départemental des routes et transports et de Georges Walter, directeur départemental de l’environnement et du cadre de vie. Les échanges fructueux qui ont eu lieu avec les représentants du Conseil départemental laissent augurer une évolution favorable de la situation.

La détermination des élus face aux événements climatiques

Le maire et le premier adjoint de la commune ont déployé leurs arguments auprès de Brigitte Klinkert, présidente du Conseil départemental. Celle-ci, sensible à nos attentes en matière de protection contre les inondations, a promis une aide technique mais également financière pour mettre en place des dispositifs efficaces de lutte contre les conséquences des inondations dans le village. Un grand pas a été fait à Soppe-le-Bas pour traiter ce problème de façon globale. Toutes les communes traversées par le Soultzbach sont concernées par ce dossier et pas seulement Soppe-le-Bas. À présent, nous attendons impatiemment que l’EPAGE Largue prenne en compte le pilotage de cette affaire.

Extrait du site de Rémy With et Fabienne Orlandi, conseillers départementaux (http://www.with-orlandi.fr, rubrique « Notre présence en 2018 ») :

Extrait site conseillers départementaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brigitte Klinkert, présidente du Département du Haut-Rhin, a proposé aux conseillers départementaux de créer un fonds de secours exceptionnel pour aider les communes sinistrées à faire face à cette situation d’urgence. Lors de son passage à Soppe-le-Bas, Brigitte Klinkert avait promis des aides financières pour la réalisation des premiers travaux contre ces phénomènes répétitifs. Elle joint donc les paroles aux actes. Cliquez ici pour lire le communiqué de presse du Département du Haut-Rhin.

 

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